La Gestion de la Douleur

douleurL’évaluation et la prise en charge pluridisciplinaire de la douleur sont aujourd’hui devenues une priorité dans le traitement médical des pathologies.

La sophrologie entre dans ce champ de solutions complémentaires non-médicamenteuses. La sophrologie intervient sur toute la dimension psycho-corporelle. En tant que tel, elle est un outil d’aide et d’amélioration significative de la sensation de douleur.

Douleurs aiguës et douleurs chroniques 

Douleurs aiguës

Les douleurs aiguës sont déclenchées par un choc, un traumatisme, une blessure, une brûlure, un virus, un corps étranger … La douleur est alors à la fois un signal d’alerte de l’organisme indiquant la détection d’une anomalie, et un mécanisme de défense de l’organisme induisant la mise en place immédiate des processus de protection des tissus lésés.

La caractéristique de la douleur aigüe est la forme inflammatoire (« chaud »). La douleur aigüe va souvent générer une immobilisation nécessaire des parties endommagées : le mouvement sera trop douloureux. C’est un processus réflexe d’inhibition de l’action qui a pour but de protéger et de garder au repos total la partie abîmée pendant le temps de sa récupération (exemple : une plaie, une luxation, une déchirure…).

La douleur aigüe est une expérience complexe neurophysiologique (lié au système nerveux) d’information et de protection de l’organisme. On appelle ce mécanisme « douleur par excès de nociception » : la lésion des tissus périphériques provoque un excès d’influx douloureux transmis par le système nerveux.

Au fur et à mesure de la réparation progressive des tissus endommagés, la douleur va diminuer jusqu’à disparaitre complètement puisqu’il n’y a plus d’anomalie. C’est le signe notoire de la guérison. La douleur aigüe est un processus de relativement courte durée.

Douleurs chroniques

Les douleurs chroniques sont plus complexes car elles ne répondent pas à la même logique. Elles sont moins spectaculaires que les douleurs aigües mais elles restent très gênantes et peuvent devenir parfois handicapantes. Elles constituent avec les troubles musculo-squelettiques les premiers motifs de consultations médicales.

La douleur chronique est inévitablement liée à l’aspect psychique car elle est de longue durée (dure depuis plus de 3 mois), elle est  récurrente (répétitive à intervalles assez rapides), elle fatigue autant physiquement que moralement la personne qui en souffre. La composante affectivo-émotionnelle est à prendre impérativement en compte dans la gestion de la douleur chronique en sophrologie.

La douleur chronique fonctionne à l’inverse de la version aigüe. De nature « froide », elle est souvent provoquée par un excès d’immobilisation (sédentarité, manque de mobilisation, de sport…) qui a créé une résistance excessive des tissus lors de mouvements et se caractérise principalement par la raideur ou l’effet « rouillé ».

A l’instar de la douleur aigüe, la douleur chronique provoque une immobilisation des parties douloureuses du corps. Mais le leurre de la douleur chronique est que précisément, il faut mobiliser la partie endolorie. La mobilisation douce et régulière constitue en effet une réponse majeure à la douleur chronique. Il s’agit de relancer l’énergie dans cette zone.

L’arthrite, l’arthrose et l’ensemble des problématiques d’ordre rhumatismal sont la principale expression de la douleur chronique. Les réponses médicales ne sont pas toujours très satisfaisantes pour venir à bout de ces douleurs chroniques. La magnéto-thérapie est un complément thérapeutique naturel très intéressant dans ce domaine et qui donne de bons résultats. L’alliance de la sophrologie, de la magnéto-thérapie et d’une hygiène de vie saine (alimentation, sport, compléments alimentaires), est à l’heure actuelle l’une des meilleures réponses pour soulager au maximum et durablement ces douleurs.

La douleur chronique peut être aussi le signe de la persistance d’une mémoire douloureuse qui continue de bloquer de manière inopinée une partie pourtant déjà guérie et réparée. Le développement d’une sensibilité exacerbée au niveau d’une partie qui aurait déjà soufferte vise à protéger excessivement et par anticipation cet endroit perçu comme plus fragile, vulnérable aux agressions. La sophrologie répondra à cette problématique en imprimant un nouveau message, actualisé, au niveau mental et corporel.

La douleur chronique peut aussi être l’expression d’un autre type de douleur cette fois d’ordre psychique. C’est la douleur psycho-somatique. Le corps prend le relais du psychisme et émet un message qui n’a pas trouvé à se faire entendre autrement. Il s’agit alors de se mettre à l’écoute de cette douleur pour mieux la comprendre et parvenir à la résoudre.

D’autres types de douleurs chroniques existent (notamment celles liées à certaines maladies et qui sont causées par le déséquilibre du système nerveux endommagé), mais celles que nous venons d’évoquer sont les plus générales et les plus fréquentes.

Le soulagement par la sophrologie

Renouer avec son corps

La souffrance reste dans tous les cas une expérience subjective personnelle qui se forme et s’élabore par l’agrégation des sensations, des émotions et des cognitions. L’évaluation de la souffrance (échelles et tests) est très utile car elle permet d’en mesurer l’intensité au niveau individuel. La sophrologie va précisément intervenir au niveau de cette perception personnelle douloureuse.

La sophrologie va apprendre à la personne à reprendre contact avec tout son corps dans une perception plus neutre et bienveillante, y compris avec la zone en souffrance.

La relaxation, le travail sur la respiration et la visualisation vont amener la personne à se détendre de plus en plus et de mieux en mieux, ce qui est la base de tout soulagement. Les parties se décrispent, retrouvent vie. La personne se réapproprie tout son corps, toutes ses sensations, toutes ses pensées. Elle reprend progressivement confiance en elle et en son corps.

La sophrologie, une panacée qui soulage

La sophrologie va chercher à stimuler, par le biais de techniques spécifiques, les ressources positives individuelles pour transformer et améliorer la perception de la souffrance.

Plusieurs techniques de sophrologie permettent de se dissocier de la douleur et d’apposer une nouvelle sensation, plus agréable, sur la zone en question (technique de sophro-substitution sensorielle).

Chaque cas est particulier et individuel et donnera lieu à l’élaboration de la meilleure prise en charge sophrologique.